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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 12:00

deadly-premonition-xbox-360

     Deadly Premonition, c' est probablement LE jeu qui aura le plus divisé le public et la presse spécialisée depuis l'invention du jeu vidéo.

Faut dire qu'il s'est rammassé des notes de merde un peu partout :

     Famitsu (sensé être la bible) : 20/40

     JeuxVideo.com (c'est le mal mais je le cite pour l'exemple) : 10/20

     GameKult (tout aussi mal que jv.com mais bizarrement mois critiqué) : 5/10

     IGN : 2/10 (carrément !)

 

     Forcément, quand en plus quasiment aucune promo n'est faite, c'est le genre de jeu qui passe inaperçu, et auquel on ne veut même pas faire l'effort de prêter attention. Alors lorsque Maerlyn, via un message privé sur La Base Secrète (oui, je fais de la pub pour les copains, parce qu'ils sont gentils), m'a dit qu'il fallait absolument que j'essaie "Deadly Premonition, un jeu que tout le monde il dit qu'il est trop bien", j'ai un peu ri. Et puis, comme souvent la presse donne des avis de merde criticables, je me suis penché un peu sur les-dits tests. Il en ressortait que le jeu avait le potentiel pour être génial mais était pourri par ses graphismes.

Hé mais ! Les graphismes, j'm'en fous moi !

 

     Je suis le premier à gueuler quand les jeux actuels misent tout sur leurs graphismes. Bon... sauf sur Wii où ils ont tendance à oublier le reste aussi (troll inside). Je pourrais citer les Gears of War (comme ça je me fais des ennemis au passage*) comme jeux "beaux" (d'un point de vue purement technique, parce qu'en fait ils sont tout gris, donc moches) mais sans intérêt.

 

* Dans le jeu vidéo, Gears of War (et les Halo aussi d'ailleurs) c'est un peu comme Tintin dans la bédé: on n'a pas le droit de dire qu'on n'aime pas. Et moi j'aime pas Tintin, j'ai pas peur !

 

 

Vous venez (peut être) de regarder l'introduction du jeu.

 

     Du coup, j'ai cédé à la pression et j'ai joué à Deadly Premonition. Autant le dire, si je n'avais pas une volonté de fer, j'aurais très probablement arrêté au bout d'une demi heure. Oui parce que, ok c'est moche, mais y'a pas qu'au niveau des graphismes qu'on a l'impression de revenir 10 ans en arrière. J'explique.

 

DeadlyPremonition1      Dans Deadly Premonition, vous jouez Francis York Morgan, agent du FBI envoyé dans la petite ville campagnarde de Greenvale pour enquêter sur le meurtre de la vidéo ci-dessus.

Probablement parce qu'aux Etats-Unis ils conduisent comme des pieds (et non pas parce que j'ai un trou de mémoire), York a un accident et se retrouve seul, de nuit, sous la pluie, en pleine forêt. On prend finalement le contrôle du personnage et là, pour reprendre une formule populaire, "c'est le drame !" La jouabilité est catastrophique ! Deadly Premonition reprends les contrôles de Resident Evil, le tout premier sur PSOne. C'est à dire que vous poussez le joystick vers le haut, et votre personnage avance (il avance, droit devant lui, il ne va pas vers le haut de l'écran comme cela se fait naturellement aujourd'hui), vers le bas il recule, vers les côtés et il tourne sur lui même, ce salopard ! BORDEL ! C'était déjà limite du foutage de gueule à l'époque de Resident Evil (mais on acceptait parce que c'était encore les balbutiements de la 3D et il fallait bien essayer des trucs nuls pour savoir qu'il ne faudrait pas les refaire à l'avenir), alors en 2010...

Et Deadly Premonition pousse la copie encore plus loin : il est impossible de tirer/frapper les fantômes-zombies qui vous attaquent tout en se déplaçant. "Je fais trois pas en arrière, je vise, je tire, je fais trois pas en arrière,..."

 

Bon, reste calme Clément, si l'autre amateur de comics t'as dit que c'était bien, fais un effort comme ça il te fera pas chier.

J'ai mis une semaine à terminer cette première phase de jeu qui doit durer une heure grand max. Je m'y suis pris à plusieurs fois, ce fut éprouvant, mais finalement je l'ai fait.

 

Si Alan Wake vous a filé la peur du noir, après Deadly Premonition vous aurez peur de la pluie. Les phases de survival-horror comme celle-ci se passent toujours les nuits de pluie. Dit comme ça, ça fait cliché-chiant-nul-tout-pourri mais je ne peux pas vraiment expliquer pourquoi sans spoiler (paske y'a une vraie raison en fait).

 

deadlyp3.jpg

Ouh qu'elle est moche ! Elle doit lire des comics.

 

 

     A la sortie de la forêt, au petit matin, la pluie s'arrête (Dieu merci) et l'enquête va (enfin) pouvoir vraiment démarrer. Et c'est là la grande force de Deadly Premonition. Les personnages, le scénario, l'ambiance... tout est génial !

 

     En parallèle à l'enquête qui avance petit à petit tout au long de la quête principale, vous pourrez, à la manière d'un GTA (mais avec une conduite de véhicules bien plus foireuse et sans voler leurs voitures aux vieilles dames),  explorer Greenvale, discuter avec les habitants (pour glaner des indices par exemple), pêcher, accomplir l'une des 50 quêtes annexes (voire plus), jouer aux fléchettes, ... Ce ne sont pas les activités qui manquent, et l'immersion est totale. Chaque habitant obéi à un emploi du temps particulier, qui s'adapte aux événements du scénario. C'est vraiment impressionant de voir un habitant fermer son magasin quelques heures en avance, prendre sa voiture et se rendre avec quelques minutes d'avance à un rendez-vous que vous avez fixé avec tous les habitants de la ville. Pour renforcer l'immersion, les développeur ont décidé que vous devrez en plus gérer votre faim, votre sommeil, votre garde robe ou encore... votre barbe !

 

     Tous les personnages sont très charismatiques, parfois complètement tarés, parfois attachants, parfois juste un peu bizarres, mais ils ont tous leur petite histoire à raconter. Cela donne parfois lieu à des dialogues assez mythiques, souvent très drôles, un peu comme ça (désolé, je ne l'ai trouvée qu'avec les sous titres en anglais) :

 

 


      On peut malheureusement regretter que la bande son n'ai pas été aussi travaillée. Les musiques sont excellentes, ça faisait vraiment longtemps que je n'avais pas entendu de vrais thèmes musicaux qui restent en tête dans un jeu vidéo (auxquels ont peut ajouter une superbe version d'Amazing Grace acapella  lors d'une séquence de jeu magique), mais elles sont souvent utilisées un peu n'importe comment lors des dialogues et les doublages (excellents !) sont parfois décalés par rapport à l'image (un peu comme les VF des films, mais en pire). J'ai tout de même eu l'impression que ces défauts disparaissent petit à petit tout au long du jeu.

 

 


 

     Finir Deadly Premonition en ligne droite, sans passer quelques heures sur les quêtes annexes serait passer à côté de (presque) toute la richesse du jeu. Il faudrait tout de même environ 20h pour le terminer, mais il faut facilement le double pour l'explorer à 100%.


 

Bilan :


      Deadly Premonition c'est un peu l'inverse d'un cadeau de noël : l'emballage est tout pourri mais l'intérieur est génial. En plus, pour seulement 20€ ce serait une belle connerie de ne pas au moins l'essayer. On oublie vite les textures moches et on s'habitue à la jouabilité au bout de quelques heures - même si ça n'empêche pas de ressentir une légère lassitude à chaque apparition d'une nouvelle phase de survival-horror - et on fini par ne voir que ce que Deadly Premonition a de mieux à offrir.  Et il le fait mieux que les autres, en plus. Aaah si seulement ce jeu là avait eu le budget d'un call of duty... (et si au passage, les Call of Duty pouvaient passer aussi inaperçu que Deadly Premonition...)

Fez Fez Fez Fez Fez Fez Fez Fez Fez Fez

 

 

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commentaires

M
<br /> <br /> Les phases de shoot putain...<br /> <br /> <br /> J'y retourne mais putain... les phases de shoot...<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre